27/04/2015

"La nymphe de diamant" un roman d'espionnage d'Ange-Philippe Mattei

 

Ange-Philippe Mattei est né à la fin des années 1950 à Bastia. Après un baccalauréat obtenu au lycée Marbeuf, il devient kinésithérapeute, en 1984, par vocation. Il exerce principalement en zone rurale et vit à Querciolo.

 

Bastia : "La nymphe de diamant" un roman d'espionnage d'Ange-Philippe Mattei
Parallèlement à sa profession, Ange Philippe Mattei écrit et compose des poèmes pour son plaisir. Il est également un très grand lecteur, autant de romans (Proust, Camus, Steinbeck, Hemingway, Fleming...) que de poésies (Hugo, Lamartine, Appolinaire, Verlaine, Rimbaud, Garcia Lorca...)
Très proche de ses racines, Ange Philippe Mattei souhaiterait pouvoir créer un institut de kinésithérapie à Corté. Il voudrait aussi plus simplement faire partager son amour de la Corse en faisant connaître sa splendeur et sa nature hospitalière

Quatrième de couverture 
La Corse en période estivale. Des événements palpitants conduisent mon héros, Enzo Roussel, de simples péripéties en voyages exotiques, depuis les îles de la Méditerranée jusqu’aux pays du Caucase.Un récit haut en couleur au travers duquel on va découvrir des endroits magiques, emplis de mystère. Un univers dans lequel complots terroristes, opérations d’espionnage et intrigues truffées d’inévitables courses-poursuites viennent mettre en péril des nations chargées d’un lourd passé.

Une statuette antique dotée de pouvoirs magiques disparaît mystérieusement. Elle est la clé d’un ensemble de sculptures à la valeur inestimable.
Roger Pierre De La Pâque, alias Enzo Roussel, agent secret, est envoyé sur place. Très vite son enquête prend une tournure inattendue et le mène tout autour de la Méditerranée.Entre deux verres de muscat frais, Enzo Roussel est confronté à une organisation criminelle sans foi ni loi. Une aventure où la beauté des lieux s’efface devant la noirceur du cœur des hommes.La Nymphe de diamant, un roman d’espionnage audacieux au rythme effréné.
 

Au fil des pages…

Bastia : "La nymphe de diamant" un roman d'espionnage d'Ange-Philippe Mattei
Dans son île Corse pour des recherches généalogiques, dans la Castagniccia non loin du village de ses ancêtres proche du monument historique « le couvent de l'Alésani », notre valeureux agent Enzo Roussel jeune sportif (fonctionnaire de la défense du Territoire) et sa petite amie Jenny, reçoivent un texto les enjoignant de regagner de toute urgence le laboratoire de la DFT (Défense du Territoire Français) à Farcheville une forteresse de plaine. Un avion privé pris à l’aéroport de Bastia Poretta les conduit jusqu’à Orly, où ils prennent la DS3 wrc noire d’Enzo pour se rendre à Bouville une commune française située à une quarantaine de kilomètres de Paris. Pendant le trajet, le Général Arthur Bonicard (Patron des services secrets) leur fait un bref topo. Dans La Casa Rocca Piccola une maison familiale privée de la noblesse de La Valette, capitale de Malte. A disparue une sculpture en diamant brut représentant une nymphe enlacée par un Satyre, découverte dans la grotte bleue à treize kilomètres de la ville et trois cents mètres de profondeur par un passionné d’archéologie sous-marine. Cet objet, appartenant, à un triptyque recouvert d’un globe en Cristal, monté sur un socle emboitable en marbre de Carrare. Le Satyre en verre de Murano, se tenant à un tronc d’arbre doré. À la particularité de contenir des chiffres et des écritures codées et des textes coptes, permettant d’élucider le mystère des cristaux des Atlantes et peut-être leur situation (un cristal mère sacré, relié à douze autres l’énergie) était utilisée pour faire croître des choses. Soit pour soigner, d’autres pour la connaissance ou la croissance de substance. D’autres phases du spectre pour dissocier les structures moléculaires, et autres combinaisons de ces énergies pour construire. En effet, un navire portant les trois éléments a coulé en mille six cent soixante, lors d’un abordage par des pirates turcs au large de Malte. L’un fut trouvé. Le tronc étant dans les mains des Français. Le Satyre se situerait approximativement dans la région de l’Arménie. Une fois découverts, les cristaux devront être utilisés pour aider l’humanité, pour qu’ils ne tombent pas dans de mauvaises mains.
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Ange Philippe Mattei est l'auteur d'un essai poétique, paru en décembre 2010, aux éditions du Panthéon : "Un regard sur la vie, L'art c'est la vie, La vie c'est l'art".
Il vient de publier un roman d'espionnage aux éditions Baudelaire : "La nymphe de diamant"

Format : 15 x 21 cm - 118 pages - Prix de vente public : 13.50 €
Éditions Baudelaire - 27, place Bellecour, 69002 Lyon - Téléphone : 04 37 43 61 75 - Fax : 04 78 94 61 64 - www.editions-baudelaire.com

07:21 Publié dans Livre | Tags : corse, espionnage | Lien permanent | Commentaires (0)

15/04/2015

"Cosa ci sarà sta sera o teatru?", le dernier livre de Georges de Zerbi

Lorsque le nom de Georges de Zerbi est prononcé, les visages s'éclairent tant ce bastiais bénéficie d'une bonne notoriété et est impliqué dans la vie socio-politico-culturelle de la cité. Professeur d'Italien, Français, Latin et Corse au collège du Vieux Lycée, de 1978 à 2007 il a été unanimement apprécié pour son enseignement et ses valeurs humaines par plusieurs générations d'élèves. Après des études supérieures d'Italien à Paris Sorbonne puis à Nice, Georges de Zerbi avait été nommé professeur à Aix en Provence, de 1974 à 1978, avant de réintégrer définitivement Bastia. Il nous parle de son dernier livre "Cosa ci sarà sta sera o teatru?"

 

Bastia : "Cosa ci sarà sta sera o teatru?", le dernier livre de Georges de Zerbi
- Depuis quand écrivez-vous?
- J'ai commencé la rédaction de mon premier roman en 1989 mais mes charges de professeur m'ont empêché de mener à bien mon projet. C'est à la retraite, en 2007, que je reprends l'écriture de ce livre et le termine. "L'ùltima Pàgina" sera publié en 2009 (ed. Albiana/CCU). Mon second roman "U rimitu di collu à Boziu" est publié en 2011 (ed. Albiana/CCU).Mon troisième, et dernier, ouvrage "Cosa ci sarà sta sera o teatru?" a été publié en décembre 2013 (ed. Colonna d'Istria). 


- Quels sont les sujets de vos livres?

- "L'ùltima pàgina" (La dernière page) retrace l'histoire d'un Corse de Marseille dans son village natal dans les environs de Bastia qui découvre une réalité différente de celle qu'il imaginait lorsqu'il était sur le continent.

L'action de "U rimitu di Collu à Boziu" (L'ermite de Collu à Boziu) est située à Sermanu. Il s'agit d'un roman ou réalité et fantastique sont étroitement mêlés. Un étudiant de Sermanu doit passer son doctorat à la Faculté des Lettres de Corte. Délaissant les moyens traditionnels de la recherche, il va entrer en contact avec un ermite mort 200 ans auparavant qui l'instruira sur l'histoire du Boziu.

"Cosa ci sarà sta sera o teatru?" (Qu'y-a-t-il ce soir au théâtre?) ouvre la voie au premier quiproquo du roman. Si le mari se demande ce qu'il peut bien se passer au théâtre ce soir-là au vu de l'agitation bruyante et fébrile qui règne devant la bâtisse, la femme propose la lecture du programme donné dans le journal. L'histoire sera une suite ininterrompue de méprises, jeux de mots, situations comiques que souligne l'utilisation du dialecte de Bastia mis dans la bouche de personnages truculents tels qu'il en existe encore - et en grand nombre - à Bastia, adeptes de la "magagna" et de la dérision bon enfant.

 

- Où l'action de votre dernier roman se déroule-t-elle, et à quelle époque?

- Située de nos jours à Bastia, dans un périmètre limité par la gare et la préfecture au nord et la place du théâtre au sud, l'action met en scène tout ce que l'ancienne capitale génoise compte d'hommes - et de femmes - d'esprit qui tiennent leur faconde et leur verve de la culture multiséculaire fondée sur une forme bien attestée d'humour. 

- Pourquoi avoir choisi d'écrire en Corse? N'est-ce-pas un peu trop confidentiel? Ne prenez-vous pas le risque de frustrer un lectorat qui ne lit que le Français?

- J'ai choisi d'écrire en Corse car c'est un acte militant de défense et illustration de la langue corse et je pense que mon apport est plus utile à la langue corse qu'au Français. Certes, de ce fait, je me donne moins de chances d'être lu mais ni la notoriété à tout crin ni l'écriture comme revenu financier, si tant est que j'y serais parvenu, ne sont le ressort qui me faon avancer.

 

Vos livres vont-ils être traduits en Français? Sont-ils édités à l'étranger?

 - Il n'existe pour l'instant aucun projet de traduction de mes ouvrages en Français. Après son édition, en 2009, mon roman "L'ùltima pàgina" a été aussitôt traduit en Sarde (ed. Condaghes) et en Catalan (ed. Fonoll), et j'en suis très fier! Je dois cela à ma collaboration avec le C.C.U. (Centre Culturel Universitaire) et à Ghjacumu Thiers que je remercie ici pour m'avoir encouragé à éditer mon premier roman.

 
- Avez-vous obtenu des récompenses pour vos romans?
"L'ùltima pàgina" a obtenu le "Prix des lecteurs" de la C.T.C. ainsi que le "Prix du Livre Corse" en 2011.

 

 - Quels sont vos projets?

 - Mes projets immédiats tournent autour de la présentation de mon roman "Cosa ci sarà sta sera o teatru?". Je compte aussi sur les médias (aujourd'hui Corse Net Infos) et les libraires pour faire connaître mes ouvrages. En ce qui concerne mes projets littéraires, j'aimerai traiter dans un roman à venir d'un aspect de l'immigration toscane en Corse.

 

- Avez-vous d'autres livres en cours de rédaction?

 - J'ai un roman historique déjà prêt dont l'histoire se déroule au palais des gouverneurs génois de Bastia : une fiction construite autour de textes historiques d'un grand intérêt.D'autre part, j'écris la suite du roman "Cosa ci sarà sta sera o teatru?".

 

- Vous êtes musicien et pratiquez avec talent l'art lyrique. Envisagez-vous d'écrire un jour un livre sur la musique?

 - Oui effectivement j'ai étudié la musique, obtenant le deuxième prix de conservatoire en chant classique à Nice, un premier prix à Aix en Provence et une médaille d'or à Bastia. J'ai longtemps pensé à centrer un roman autour de la musique. Quelque chose comme "Le fantôme de l'Opéra", de Bastia, bien sûr!

 

- Quels sont vos auteurs de prédilection, français, corses ou étrangers?

 - Mes auteurs de prédilection sont les poètes français de toutes les époques, Dante, Manzoni et Camilleri en Italie et le poète corse Anton Francescu Filippini et Sebastianu Dalzeto pour « Pesciu anguilla ». Mais des pans entiers de littérature corse moderne présentent un intérêt indéniable. Je ne citerai aucun nom parmi les auteurs vivants craignant d’en oublier et de froisser inutilement nos talents littéraires.

 

- Le mois de janvier vient de se terminer... Que peut-on vous souhaiter pour cette année 2014?

- J'espère avoir l'opportunité d'animer des salons littéraires autour de mes romans et faire des séances de signature.

 Et en guise de vœux j’aimerai que l’on me dise que je n’écris pas seulement pour mon plaisir personnel mais pour la satisfaction de quelques-uns.
Odile AURACARIA


Un extrait de "Cosa ci sarà sta sera o teatru?

Bastia : "Cosa ci sarà sta sera o teatru?", le dernier livre de Georges de Zerbi

(l’amichi attàccanu a partita à carte sottu l’ochju prutettore di Luì, u patrone d’u bar. Hanu parlatu di a caccia à l’àcule marine ingiardinata da a Prefettura duve travaglia Antò)

………….

  • O Antò, cun quale ghjochi ? interrugò Luì
  • S’eo mi stava à sente ùn ghjucherìa cun nisunu chì site una massa di ciarlattani.
  • Antò hà a ragiò, ripigliò Luì per circà d’appacià l’affari è difende u so cummerciu. Sè tù e lasci fà, l’àcule marine finìscenu per fatti cum’è ind’è “L’acelli” d’Hitchcock, ti sbòndanu e case è èntrenu à pizzicatti i pedi quand’è tù dormi.
  • O allora, aghjunse Sgiacchì pigliatu da u ghjocu, si mèttenu in parechje, ti pìglianu per i capelli è ti còllanu in Tighjime è cume fai dopu à falà?
  • A credi? dumandò sbiguttitu Antò.
  • È bò! Attaccò Sgiosè. Eo e vecu nant’i tetti. I tittai sò obligati à ligassi osinnò si li pìglianu è vanu à annigalli in altu mà.
  • Dumane a dicu à u Prefettu! Annunziò Antò.
  • Nò, nò, disse Sgiacchì, chì dopu sò capaci à impone u coprifocu à sei ore di sera è partite ùn si ne face più. Tù ùn li di nunda !

(Les amis commencent la partie de cartes sous le regard protecteur de Louis, le patron de bar. Ils ont parlé de la chasse donnée aux goélands menée par la préfecture où travaille Antoine)

  • Antoine, avec qui joues-tu ? demanda Louis
  • Si je m’écoutais je ne jouerais avec personne vu que vous êtes une bande de rigolos.
  • Antoine a raison, reprit Louis pour tenter de calmer les choses et de défendre son commerce. Si tu les laisses faire, les goélands en arrivent à faire comme dans « Les oiseaux » d’Hitchcock, ils te défoncent les maisons et entrent te piquer aux pieds lorsque tu dors.
  • Ou bien, ajouta Jacky piqué au jeu, ils se groupent, te prennent par les cheveux et te montent à Tighjime et après comment tu fais pour redescendre ?
  • Tu crois ? demanda décomposé Antoine.
  • Je comprends ! commença Joseph. Moi je les vois sur les toits. Les couvreurs sont obligés de s’attacher sinon ils les emportent pour les noyer en haute mer.
  • Demain, je le dis au Préfet. Annonça Antoine.
  • Non, non, dit Jacky, car ils seraient fichus d’imposer le couvre-feu à six heures du soir et c’en serait fini de nos parties de cartes. Surtout, ne dis rien !)

"Un Stuart dans la Nation Corse"

Desideriu Ramelet-Stuart était reçu à la Bibliothèque Patrimoniale "Tommaso Prelà", sur l'invitation de Christian Peri, Conservateur des Bibliothèques et Linda Piazza, Bibliothécaire.

 

Bibliothèque Tommaso Prelà de Bastia : "Un Stuart dans la Nation Corse"
Après son enquête historique "L'origine dévoilée", éditée en 2010, Desideriu Ramelet-Stuart présentait son  second ouvrage "Un Stuart dans la Nation Corse", paru en décembre 2013 aux Editions Stuart of Corsica et consacré à l'historique de l'implantation de sa famille sur l'île. La conférence très pointue était accompagnée d'un diaporama.
Historien et conférencier, Desideriu Ramelet-Stuart a effectué ses études à l'Université de Corse où il a été diplômé d'un Master d'Histoire.
Avec ce nouveau livre, Desideriu Ramelet-Stuart met un terme à dix-sept années de recherches effectuées sur sa famille maternelle, menées à Paris, en Toscane, en Ecosse, en Irlande et bien sûr en Corse auprès des Archives et fonds de la Bibliothèque Patrimoniale de Bastia, mais aussi de fonds régionaux, communaux ou de particuliers.
Cet ouvrage a été validé par des universitaires et Desideriu Ramelet-Stuart a reçu l'appui de chercheurs d'Arizona ou de Glasgow, spécialistes des Stuarts.
Avec ce nouveau manuscrit, il s'agissait pour l'auteur de tenter de percer le mystère qui a conduit  Emmanuel Stuart à venir en Corse en plein 18ème siècle, pendant la période Paoliste et à s'y établir. Par ailleurs, Desideriu Ramelet-Stuart a voulu porter un éclairage sur les Stuarts qui ont fait souche en Corse, et la dynastie des souverains d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, s'appuyant en cela sur un programme de recherches de généalogie-génétique qu'il finance avec ses fonds privés. Avant lui, à la fin du 19ème siècle, un de ses ancêtres, Théodore Stuart avait déjà fait des recherches relatives aux origines de la famille, convaincu qu'ils descendaient du clan royal des Stuarts. Un fait troublant venant étayer ses soupçons; dans chaque génération un enfant au moins porte le prénom de Jacques pour les garçons, et Marie pour les filles, comme dans la dynastie royale des Stuarts d'Angleterre. Pour les besoins de son enquête, il avait même fait un déplacement jusqu'en Algérie. 

La dynastie royale des Stuart et les Jacobites

Bibliothèque Tommaso Prelà de Bastia : "Un Stuart dans la Nation Corse"
Il est bon de rappeler que la dynastie des Stuart règne sur l'Ecosse entre 1371 et 1714, et sur l'Angleterre, l'Irlande et le Pays de Galles entre 1603 et 1714, et donne naissance à de très grands monarques.
A la suite d'un coup d'état, la "Glorieuse Révolution" d'Angleterre (1688-1689), qui oppose partisans catholiques de Jacques II d'Angleterre (ou Jacques VII d'Ecosse) à Guillaume III d'Orange à la tête de l'armée néerlandaise protestante, le souverain Jacques II est renversé et contraint de se réfugier en France où il est soutenu par son cousin le roi Louis XIV. Sa fuite signe son abdication. Marie II, de confession protestante, fille de Jacques II le roi déchu catholique, devient alors reine d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande au côté de son époux le prince hollandais Guillaume III d'Orange.
Le prénom du roi Jacques II, en latin se traduit par Jacobus. Les royalistes britanniques qui lui sont restés fidèles, ainsi qu'à ses successeurs, fondent alors le Jacobitisme et seront connus sous le nom de Jacobites. Les Jacobites soutiendront la dynastie détrônée des Stuarts et considéreront comme usurpateurs tous les rois et reines britanniques qui règneront pendant cette période.
Jacques François Edouard Stuart, Chevalier de Saint-George, fils de Jacques II, né à Londres en 1688, ne connaîtra que l'exil. Il s'installera à Rome où il mourra en 1766. Toujours prétendant aux trônes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande, il sera connu sous le nom de Jacques III et Jacques VIII ou encore surnommé "Vieux Prétendant".
Charles III, fils de Jacques III et VIII, vivra à Florence puis à Rome. Né en 1766 il mourra en 1788 sans héritier mâle légitime. Charles III ou encore Charles Edouard Stuart est connu aussi sous les surnoms de "Bonnie Prince Charlie", le "Jeune Chevalier" ou le "Jeune Prétendant". A la mort de Jacques III, son père, il ne sera pas reconnu par le Vatican comme successeur au trône, mais sera toujours soutenu par les Jacobites.
Le frère cadet de Charles III, Henri Benoit Stuart, devienda Cardinal-Evêque de Frascati. Pour les Jacobites il incarne le dernier prince en descendance directe de la dynastie Stuart.

Emmanuel Stuart : Premier Stuart de Corse

Bibliothèque Tommaso Prelà de Bastia : "Un Stuart dans la Nation Corse"

Cet homme est l'ancêtre des Stuarts de Corse. Né à Belfast, il quitte l'Irlande en s'engageant dans la Royale Navy. Il est forgeron et maître armurier. Alors que son bâtiment arrive en Toscane, à Porto Ercole, il déserte et veut se rendre à Rome. Il s'engagera finalement dans un autre régiment et sera en poste sur l'Ile d'Elbe.
En 1766, Emmanuel Stuart quitte l'Ile d'Elbe et s'installe dans la partie Nord-Ouest de la Corse. C'est une époque troublée propice aux intrigues. Pascal Paoli établit des négociations diplomatiques et politiques directes avec les Jacobites. Emmanuel Stuart est quant à lui un Jacobite proche du Prince Charles Edouard Stuart (Bonnie Prince Charlie).
Gênes cède la Corse à la France le 15 mai 1768.
En mai 1769 c'est la bataille de Ponte Novu qui voit s'affronter les troupes de Pascal Paoli à celles du roi de France Louis XV. C'est la défaite pour Pascal Paoli qui s'exile en Grande-Bretagne. Emmanuel Stuart quitte aussi la Corse et s'installe sur l'Ile d'Elbe à Portoferraio.
En 1774, Emmanuel Stuart revient définitivement en Corse avec sa femme et son fils Giovanni. Ils s'installeront à Castifao où ils feront souche. Emmanuel Stuart lutte contre les positions françaises. Il va se trouver isolé et doit sa survie à des notables paolistes. Il mourra prématurément le 22 novembre 1780 à Pietralba, où il est enterré.
Giovanni Stuart, son fils sera protégé par les paolistes. Il se mariera et s'installera à Castifao. Des enfants naîtront dont Paolo et Emmanuele qui perpétueront par deux branches distinctes la postérité des Stuarts jusqu'à nos jours.
Il y a à notre époque une quinzaine de Stuarts qui vivent en Corse. Il a été établi grâce aux recherches ADN, financées par Desideriu Ramelet-Stuart, que toutes ces personnes ont pour ancêtres les rois et reines d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande. Une nouvelle campagne de recherches de généalogie-génétique va démarrer qui va déterminer de quelle branche exacte ces Stuarts sont issus, mettant ainsi un terme à la belle épopée romanesque du premier Stuart de Corse.