15/04/2015

"Sonatine pour naufragés" de Michèle Acquaviva-Pache

 

"Sonatine pour naufragés", le titre du livre est presque un oxymore, c'est léger une sonatine, c'est harmonieux, c'est délicat. Une sonatine c'est juste une petite composition instrumentale de musique classique à plusieurs mouvements... Oui mais lorsqu'elle est associée au mot "naufragés", le ton devient différent, l'atmosphère est plombée car les naufragés sont ceux qui ont coulé, sombré, sont sinistrés, noyés, perdus, égarés...


"Sonatine pour naufragés" de Michèle Acquaviva-Pache
Le lecteur comprend mieux lorsqu'il découvre le résumé de la quatrième de couverture :
"Sonatine pour naufragés" est alternance de fiction que tisse le récit d'un enfant et de réel que déclinent quatre fragments de vécu modulés par quatre personnages aux prises d'une quadrilogie de maux en A : abus sexuel, autisme, Alzheimer, alcoolisme, maux qu'on préfère reléguer dans un coin de mémoire plutôt que d'en regarder la vérité en face.
Prologue à ces quatre morceaux théâtralisés sur des choses de la vie, l'histoire d'un gamin.
Il a huit ans, peut-être neuf, l'âge où l'on rit de bon coeur et où on réfléchit très fort, l'âge où l'on aime se moquer et où l'on cherche cette tendresse introuvable qui veut une attention à la fois sérieuse et affectueuse. De la très vieille maison familiale à découvrir il pourrait faire une occasion d'exploration idéale d'un monde inconnu, mais elle est si lourde de secrets redoutables qu'elle l'effraie. Alors pour surmonter ses peurs, avec sa boite de couleurs qui lui orchestre une musique dans la tête, avec son imaginaire que rien ne peut brider il va entreprendre d'apprivoiser cette ancienne demeure... et peut-être son futur
!"

Dans son avant-propos, Michèle Aquaviva-Pache, nous présente ainsi son livre : "Cette "Sonatine pour naufragés " est une navigation entre fiction et réel. Un voyage entre histoires douloureuses, ces claques que peut administrer la vie, et un conte tel que peut en tisser un enfant solitaire quand il a des couleurs pour dessiner ses rêves."
Une écriture recherchée, savante, qui tranche dans le vif avec la précision du scalpel. Un livre dur, mais très intelligent, très bien construit. Michèle Acquaviva-Pache maîtrise parfaitement l'art de l'écriture, et nous offre un style accompli, pour une navigation en eaux troubles à la  rencontre de naufragés de la vie, brutale, sans concession. Une lecture difficile dont le lecteur ressort tout flageolant, meurtri par le texte qui l'a exposé à des situations sordides ou tragiques.
Quatre nouvelles violentes, dérangeantes, reliées par les rêves et divagations d'un enfant découvrant une maison d'américains dans le Cap Corse. Ces introductions aux différentes nouvelles, ces haltes, ces séquences hors du temps, ce regard de l'enfant, sont des passages toujours très poétiques qui déposent un peu de baume sur l'ensemble noir du livre.
Une oeuvre et une auteure à découvrir!

"Sonatine pour naufragés" de Michèle Acquaviva-Pache
Michèle Acquaviva-Pache se présente ainsi : " il me semble que je suis journaliste depuis des siècles. D'abord à Paris puis à Cotonou, ensuite re-Paris et in fine Bastia.
J'ai commencé par la critique et théâtre et de télévision, puis il y a eu la politique étrangère, qui est à la base de ma formation (Sciences Po, CFJ, et histoire). Je me suis surtout intéressée à la Méditerranée Espagne, Portugal, Proche Orient) et à l'Afrique."
Non contente d'être journaliste, Michèle Acquaviva-Pache est aussi écrivain. Elle a signé une saga de six romans, sous le titre général "Chroniques d'innocence" : "Paladines", "La Sarrazine", "Bleu turquine", "Le pré de l'asphodèle", "Dans l'oeil de Gorgone", "L'Epiphanie". L'action de cette saga se déroule en Corse.
Elle est aussi auteure de deux recueils de trois pièces de théâtre : "Marie que m'as-tu-fait?", suivi de "Vive la mariée!", "Climats de confiance" et "Antigone aux temps présents", suivi de "Cousines" et de "L'amour empaillé."
A quatre mains, avec Gabriel Roth, écrivain israélien, elle est aussi la co-auteure de "Tropiques 70 - Cotonou, "La Gerbe d'Or et autres madeleines", un livre consacré au Bénin.
Michèle Acquaviva-Pache a aussi écrit la biographie de Sally N'Dongo : "Exil connaît pas...", un essai, "Machines à dormir". Elle a aussi participé à un ouvrage collectif "Aujourd'hui les femmes" et collaboré à la revue "Ecriture".
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Son dernier ouvrage "Sonatine pour naufragés" a été publié par les éditions L'Harmattan en mai 2014

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La "Petite Italie" de Michèle Corrotti et Philippe Peretti

"Petite Italie" est un superbe roman écrit à 4 mains par deux écrivains bastiais qui bénéficient d'une très grande notoriété dans notre cité. Edité par Alain Piazzola il s'agit d'un très beau livre dans tous les sens du terme. Et le lecteur amoureux de Bastia sera tout de suite conquis par la couverture du roman illustrée par un détail d'une toile de Stéphane Castelli "Le vieux Bastia, souvenir"

 

La "Petite Italie" de Michèle Corrotti et Philippe Peretti
Tout bon lecteur prend le temps de lire la quatrième de couverture d'un ouvrage, alors-là, avec "Petite Italie" la séduction opérera. Il lira : " Bastia la génoise, Bastia l'italienne. Nous sommes en 1935. Alors que dans sa patrie voisine, la revendication irrédentiste est mise en scène par le régime mussolinien, que peut bien penser de cette ville un consul d'Italie fraîchement nommé? Un récit documenté mais largement imaginaire. Un détour par l'histoire pour redécouvrir Bastia.

"Le ciel plombé, l'horizon contrarié par une mer hostile et la barrière des montagnes l'angoissaient. Il s'interrogeait sur la réalité de sa mission. Il vivait un exil impuissant. A quelque cent cinquante kilomètres de là, dans le décor morbide du Palazzo Venezia, des décisions étaient prises qui scelleraient peut-être son destin. Et il ne pouvait même pas, mêlé à ses congénères, la petite cohorte morne des fonctionnaires romains, se donner l'illusion d'une participation au mouvement qui, comme la houle de la Tyrrhénienne, poussait son peuple vers des rivages incertains. Il avait peu progressé dans la carrière, lui qui avait adoré les titres, les décorations, les uniformes. Il en venait à penser que Bastia, italienne jusqu'à la caricature, n'était qu'un reflet, un leurre. Une ombre portée sur la paroi de la caverne."

Un beau roman qui nous raconte dix ans de la vie d'un homme nommé consul d'Italie à Bastia dans le milieu des années 1930. Ce livre parle de politique, de guerre, mais aussi d'amour... Il nous fait voyager de la Corse à Rome, puis en Ethiopie à Addis Abeba, puis à Djibouti... puis à nouveau à Bastia. Ce roman écrit à quatre mains, très bien documenté, intelligent, au style alerte nous offre de fabuleuses descriptions de la ville et nous la fait aimer... Un très beau texte, sans temps morts, captivant, servi par des plumes de qualité. Deux auteurs à découvrir!

Quelques impressions de Bastia en 1935...
"L'assistance était maigre sur la grande place. Ce serait une fête nationale sans entrain, gâchée, disait-on autour de lui, par le temps maussade. Dans le port, le courrier d'Italie, La Città di Savone, faisait son entrée. Elle transportait chaque semaine quelques tonnes de marchandises et quelques dizaines de passagers entre Gênes, Livourne et Bastia, et poursuivait sa route jusqu'à Porto Torres, sur la côte sarde."
"Les maisons sortaient de l'ombre. Le soleil s'éveillait. Ses premiers rayons éclaboussaient la mer et répandaient sur les quais, les façades, les toits, et plus loin sur les pentes des collines, une lumière jaune. Dans la douceur de ce matin de septembre, le consul regardait les pêcheurs démailler, les barques remuer au rythme du clapot, le linge pavoiser les façades austères et, au-dessus des lauzes tachées de brun, les mouettes tirer des bordées, cisaillant le ciel de leurs corps robustes".

Les auteurs

La "Petite Italie" de Michèle Corrotti et Philippe Peretti
Michèle Corrotti est née à Sartène. Elle enseigne au Lycée de Bastia les lettres classiques puis le cinéma. Elle est fondatrice et présidente d'Arte Mare, festival du film et des arts en Méditerranée, elle est à l'origine du Prix Ulysse décerné à un premier roman et à l'ensemble d'une oeuvre. Elle peint. Elle est également l'auteur d'un premier roman "Petite Italie".

Philippe Peretti est originaire de Tox. Professeur d'histoire au Lycée Giocante de Casabianca, il a été chargé de cours dans plusieurs universités et publie des articles d'histoire locale. Il a exercé des mandats électoraux et a siégé à l'Assemblée de Corse. Il est actuellement adjoint au maire de Bastia, en charge du Patrimoine.

La parole aux auteurs 
Au sujet du roman : "Fonctionnaire imprudent, Pietro Arrivabene va faire des rencontres qui changeront sa vie. Un récit documenté mais largement imaginaire. Un détour par l'histoire pour redécouvrir Bastia."
Au sujet de Bastia : "Nous aimons cette ville. Bastia est vraiment le point de départ de ce roman. Les questions que nous nous posions sur le présent de Bastia, son charme mais aussi son relatif délabrement, sa population, ses rapports avec la Corse des villages, avec Ajaccio, ses relations avec l'Italie si proche qui est son horizon... trouvent bien sûr quelques éléments de réponse dans le passé de la ville. Et la période choisie, avant le désastre, des années vécues par la génération précédente, nous donnait l'occasion de confronter des récits parfois contradictoires et peut-être de rétablir quelques vérités."

Une nouvelle œuvre en préparation

La "Petite Italie" de Michèle Corrotti et Philippe Peretti


"Le prochain roman, dont le titre provisoire est "Tambour battant" a toujours pour cadre Bastia. Il se situe également à un moment charnière de l'histoire, 1769, l'année de l'annexion de la Corse par la France. A travers les parcours entrecroisés de personnages dont certains très connus, d'autres beaucoup moins ou purement fictionnels, nous cherchons à comprendre les enjeux de cette confrontation entre des sociabilités différentes."
Un nouvel ouvrage pour lequel tout Bastiais passionné par l'histoire et sa ville attend la parution avec impatience !

Simon Giuseppi raconte l'internement de "civils austro-allemands à Corbara"

Tout dernièrement Simon Giuseppi présentait son magnifique album "L'internement à Corbara en Corse de civils Austro-Allemands - 1914-1920" (éditions Alain Piazzola) en présence de Christian Peri (Conservateur des bibliothèques), Linda Piazza (Bibliothécaire) et Philippe Peretti (Adjoint au Patrimoine de la ville de Bastia).

 

Bastia : Simon Giuseppi raconte l'internement de "civils austro-allemands à Corbara"

L'auteur, comme son patronyme ne l'indique pas est anglais, mais sa famille est originaire de Méria. En 1791, un de ses ancêtres est parti s'installer à Trinidad et il y a fait souche pour quatre générations. En 1900, le grand-père de Simon Giuseppi part en Angleterre pour y faire ses études de médecine, et la famille s'y installe pour trois générations. Simon Giuseppi verra ainsi le jour au Royaume Uni , pendant la seconde guerre mondiale. Il fait ses études en Angleterre, notamment son Droit à l'université d'Oxford. Cependant il n'embrassera pas une carrière juridique, mais travaillera dans les sphères des multinationales dans l'industrie du papier. Son travail l'amènera à parcourir le monde et à rencontrer de grands managers.

C'est à la fin des années 1990 que Simon Giuseppi va s'installer à Ajaccio et qu'il va débuter des recherches dès cette époque.

Si "L'internement à Corbara en Corse de civils Autro-Allemands" est son premier livre, Simon Giuseppi est déjà l'auteur d'une monographie en trois volumes sur Pietralba et d'un important travail concernant le site archéologique de l'âge de fer de Cagnano, mais ces oeuvres restent confidentielles.

Simon Giuseppi  a mis plus de trois ans pour écrire et mettre au point ce superbe ouvrage qui trouve sa genèse dans des dessins de Julius Hammer découverts en Autriche.

 

Bastia : Simon Giuseppi raconte l'internement de "civils austro-allemands à Corbara"

- Comment les civils Austro-Allemands sont dirigés sur le couvent de Corbara ?
- En août 1914 le ministre de la guerre décide une mobilisation générale et le ministre de l'intérieur demande à ce que tous les étrangers présents sur le sol français se déclarent. Il va y avoir un tri. Les étrangers dont les pays ne sont pas impliqués dans le conflit regagnent leur patrie, alors que tous les ressortissants des pays ennemis sont détenus. Ce sont des internés civils masculins qui ont été arrêtés dans la région de Lyon et en France méridionale qui vont être dirigés vers la Corse. Ils sont acheminés par convois de 400, effectuent la traversée Marseille-Bastia, puis empruntent le chemin de fer jusqu'à Ile Rousse.
Le premier convoi d'Austro-Allemands arrive à la mi-novembre 1914. Le contingent d'internés est complet dès la fin du premier trimestre 1915.

- Qui étaient ces internés?
- Il y a eu beaucoup d'employés d'hôtels et de restaurants, mais aussi des étudiants, des professeurs, des artistes, des musiciens, des intellectuels, des agriculteurs, des mécaniciens, des cordonniers, des coiffeurs, des boulangers... Parmi ces hommes on peut trouver aussi quelques "VIP" : le pasteur Georg Kukenthal (botaniste), Paul Spatz (explorateur-ornithologue), Breckling-Bredow (régisseur de cinéma), Paul Deutsch, Alfred Bohner (musiciens), Max Schulze-Sölde, Rudolf Popper, Kaspar Essenwein, Richard Riedel (artistes), Victor Auburtin (journaliste), Siegfried Rudolf Graf Vitzhum Von Eckstädt (un aristocrate, comte sans profession).

- La vie des internés au couvent de Corbara
- Le couvent de Corbara était vide et abandonné depuis 1906. Lorsque les internés y arrivent il n'y a ni eau ni électricité. Ils reçoivent le strict minimum, soit une paillasse, une gamelle, un quart et des couverts. Ils vont alors devoir se débrouiller et tout fabriquer eux-mêmes. Par ailleurs, ils vont devoir aussi faire face à une grande promiscuité. En effet, le couvent était conçu pour recevoir 40 religieux et ne comprenait donc que 40 cellules. Or, ce sont presque 800 internés qui s'installent, plus 70 ou 80 militaires et gendarmes chargés de la garde. Environ 150 hommes vont loger et dormir dans l'église du couvent.

Cependant, le gouvernement français tenait à ce que ces civils soient bien traités et gardés en bonne santé. Un médecin est donc nommé immédiatement, tandis qu'une pharmacie et une infirmerie sont créées et tenues par les internés. En quatre ans, il n'y aura que quatre morts à Corbara. Les grands malades étant évacués et soignés dans les hôpitaux.

Les internés vont tout faire pour améliorer leur régime alimentaire et leur ordinaire. Ils vont créer un potager, élever des lapins et des cochons... et une cantine va être mise en place pour l'achat de vin et de charcuterie. Ils vont même cultiver du tabac. Un four à pain a aussi été construit.

Le courrier est le seul vrai lien avec l'extérieur, à raison d'une lettre et deux cartes postales par semaine. Les internés reçoivent aussi des colis et des mandats.

Les détenus organisaient des activités culturelles et sportives. Certains s'adonnaient aussi à des activités artistiques : Hammer, Beck (artistes amateurs), Carl Theodor Protzen, Gustave Lino (peintres).

Ils peuvent aussi travailler à l'extérieur du couvent, et ce à partir du printemps 1915. Ils ont des employeurs civils et sont actifs dans différents secteurs (agriculture, travaux forestiers, hôtellerie, artisanat, commerces, mines, usines, administrations...)

 

 

La fin de l'internement
Les accords de Berne signés fin 1917 prennent effet en 1918. Tous les internés sont libérés en juillet-août 1918, sauf ceux qui demandent leur maintien sur le sol français.
Ce passé du couvent de Corbara, comme centre d'internement de civils Austro-Allemands, pendant la Grande Guerre, était méconnu. Et c'est presque le hasard qui a mis Simon Giuseppi sur la piste de ces détenus hors du commun. En effet, il y a environ quatre ans, il a reçu un ancien collègue autrichien dont le grand oncle, Julius Hammer, avait été détenu dans le couvent de Corbara et avait décoré deux cellules. Simon Giuseppi connaissait ces fresques, mais c'est vraiment à ce moment là qu'il s'est intéressé au sujet et a effectué des recherches aux archives d'Ajaccio, de Vienne, de Berlin, de la Croix-Rouge Suisse. Il va alors entrer en possession de différents documents, dont de nombreux dessins réalisés à Corbara par Julius Hammer lors de sa détention et de photographies prises par Isidore Aubert, du service photographique des armées créé en 1915, qui a contourné le règlement en prenant des clichés de ces détenus civils de Corbara.

Le présent album est donc richement illustré de dessins et aquarelles de Julius Hammer et de photographies d'Isidore Aubert.


Quatrième de couverture

"La France, comme tous les pays belligérants, s'est trouvée confrontée, dès les premiers jours de la Grande Guerre, à la problématique des ressortissants civils de pays ennemis présents sur son sol national; la solution retenue par le Ministère de l'Intérieur a consisté à évacuer les quelques soixante quinze mille personnes concernées, hommes, femmes et enfants mais principalement des hommes seuls mobilisables, vers une soixantaine de camps aménagés pour les accueillir dans des endroits éloignés du front et faciles à surveiller.
En Corse, quatre anciens couvents ont servi de prison sans mur d'enceinte à plus de deux mille Austro-Allemands. Notre ouvrage décrit la mise en place de cette infrastructure, le fonctionnement et le contrôle des camps, les conditions d'existence et les activités des "internés" et l'assimilation d'un grand nombre d'entre-eux dans l'économie corse, vidée, par la guerre, de sa force vive autochtone.
Pour reconstituer cet épisode mal connu du public, Simon Giuseppi a puisé dans les archives de précieux renseignements sur cet internement.
L'auteur a exploité deux sources iconographiques exceptionnelles : il a retrouvé en Autriche un classeur de dessins du détenu Julius Hammer, qui, pendant sa détention, avait décoré deux cellules du couvent. Ces dessins nous renseignent sur tous les aspects de la vie du camp : hygiène, corvée d'eau, nourriture, potager, loisirs, musique et chants, soins dentaires, tout est passé en revue... avec humour, malgré une situation difficile! La vision de Jules Hammer est corroborée par de remarquables clichés inédits, réalisés par un "opérateur-photographe" de l'armée française en mission en Corse, Isidore Aubert."


Ouvrage publié avec le concours de la Collectivité Territoriale de Corse et de la municipalité de Corbara.
Dessins de Julius Hammer, photographies d'Isidore Aubert.
Editions Alain Piazzola