20/04/2015

"L'affaire Brian Blackwell ou la rage de Narcisse", de M. Ferracci-Porri

 

Stéphane Bourgoin, écrivain spécialisé dans l’étude des tueurs en série et du profilage criminel, écrit dans la préface : "Michel Ferracci-Porri est indiscutablement l'un des meilleurs auteurs de True Crime de France"

 

"L'affaire Brian Blackwell ou La rage de Narcisse", de M. Ferracci-Porri
e journaliste et écrivain Jacques Pradel, (qui a animé des émissions d'investigation criminelle à très fort audimat dans les années 1990, "Perdu de vue" et "Témoin numéro 1") nous livre son sentiment après la découverte de cet ouvrage de Michel Ferracci-Porri : "Un récit effrayant et d'une troublante beauté aux accents de tragédie grecque. Une plongée dans le cerveau malade et manipulateur d'un serial menteur hors du commun! Un cas unique dans les annales du crime!"

Ce livre raconte la descente aux enfers d'un fils "parfait", obsédé par le grandiose et l'homérique, et qui s'est inventé des vies jusqu'à se voir confronté à l'inexorable impasse.
Il s'agit du premier ouvrage paru en France sur l’Affaire Brian Blackwell  utilisant une description psychologique très approfondie. Ce récit analyse un cas passionnant et récent de « rage narcissique ». L'écriture de Michel Ferracci-Porri se révèle être cinématographique et très visuelle. Le style de l'auteur est de haute volée.

En 1968, Michel Ferracci-Porri effectue des études de Lettres et sciences humaines à Nice, puis à Paris à la Sorbonne Nouvelle. Il écrit des articles pour Nice Matin, Le Provençal, et La Presse Universitaire.                                                  
Avant de rédiger son dernier ouvrage "L'affaire Brian Blackwell ou La rage de Narcisse", sorti en librairie le 1er avril 2015, Michel Ferracci-Porri va enquêter pendant 3 ans sur l’Affaire Brian Blackwell, qui a passionné et bouleversé le Royaume-Uni durant l'été 2004. L'auteur est reconnu comme un spécialiste du True Crime en France.                                                  "L’Affaire Brian Blackwell ou La rage de Narcisse" est sa cinquième œuvre publiée aux Editions Normant. Il a notamment fait paraître les ouvrages à succès:
- L'affaire du fantôme de Heilbronn, (2009)
- Beaux Ténèbres - La Pulsion du Mal d'Eugène Weidmann, (2008)
- La môme moineau, (2006) 

Quatrième de couverture
Angleterre, au début des années 2000. Fils parfait, brillant étudiant, le jeune Brian Blackwell a tout pour plaire et pour réussir dans la vie. Il fait la fierté de ses parents Sydney et Jacqueline.
Pourtant, derrière l'apparence policée de Brian se cache tout autre chose. Désireux d'impressionner sa petite amie Amal, il commence à lui raconter des histoires, à se faire passer pour ce qu'il n'est pas, mélangeant subtilement la réalité et les fantasmes. Mais chaque mensonge le pousse un peu plus vers l'abîme; il doit sans cesse en inventer un nouveau pour couvrir le précédent.
Et le jour arrive fatalement où il se trouve face à sa plus grande peur : voir son monde imaginaire s'effondrer et perdre l'admiration d'Amal.
Acculé, ne maîtrisant plus rien, il va alors succomber à la "rage narcissique", cette blessure d'orgueil dévastatrice qui va le pousser à commettre un crime terrible.

Identifiée en 1968 par le psychologue américain Heinz Kohut et désignée sous l'appellation de désordre de la personnalité narcissique, la rage narcissique touche 1% de la population et est désormais reconnue par les tribunaux anglo-saxons. En France on se souvient de deux cas similaires, avec l'affaire Jean-Claude Romand en 1993, et plus récemment en 2011 Xavier Dupont de Ligonnès.

Michel Ferracci-Porri explique la "rage narcissique" 
La Rage Narcissique - évoquée pour la première fois en 1949 par le psychanalyste autrichien Heinz Kohut - désigne la blessure d'orgueil suprême, véritable explosion destructrice et mortifère, due à un trouble de la personnalité narcissique. Cette pathologie potentiellement criminigène fut reconnue et identifiée sous le sigle NPD  par la puissante American Psychiatric Association au debut des années 1980. C'est le degré supérieur de la simple perversion narcissique telle qu'on la désigne de nos jours. On appelle "Rage narcissique" l'explosion "péléenne" (comparable à celle soudaine d'un volcan). Elle se caractérise par une surestime égomaniaque et histrionique de sa propre personne, un besoin maladif de reconnaissance, un manque d'empathie aggravé par une asociabilité maladive, une outrecuidance pathologique servie par une propension à la mythomanie aux seules fins de donner corps à ses fantasmes de grandeur et susciter l'admiration. Mensonges, vie imaginaire racontée à ses proches… La cocotte minute poussée à son extrême implose quand soudain le subterfuge n'opère plus. La rage narcissique apparait alors dans tout ce qu'elle peut avoir de violent et de définitif.
Cette blessure d'orgueil peut déboucher sur une grande violence et même des meurtres de masse comme ce fut le cas connus de John List au États-Unis en 1971, puis en France avec Jean-Claude Romand et Xavier Dupont de Ligonnès.


 

 


Quelques extraits

 

"L'affaire Brian Blackwell ou La rage de Narcisse", de M. Ferracci-Porri

 

 
"De l'avis de tous, Brian était "le fils idéal". C'était à la vérité un grand et beau gaillard. L'allure sportive, le regard engageant, une démarche nonchalante non dénuée d'une certaine grâce et des manières souvent empreintes d'une distinction toute british faisaient de lui quelqu'un d'apparemment très fréquentable."
 
"Pauvre gosse! Il n'a jamais eu d'enfance au sens où on l'entend communément. Quelle misère de voir ça!... Sa jeunesse s'est déroulée de tout temps entre ses deux vieux parents, en fils unique et sans jamais un camarade de son âge pour partager ses jeux...Et voilà qu'à présent il se retrouve seul, vraiment tout seul au monde cette fois-ci, abandonné dans le malheur."

 
"A dix-neuf ans, Brian était un fils de vieillards, un rejeton solitaire. Il n'avait pas d'ami d'enfance. Pas même de copains de jeux qui aient illuminé un moment cette existence engoncée et désuète, pas plus qu'il n'avait de beaux souvenirs de jeunesse."
 
"Monsieur, vous avez menti tant de fois durant votre courte vie, et avec tant d'aplomb, que l'on peut être très sceptique quant à la sincérité de votre repentir. Comme beaucoup de personnes dans cette enceinte, j'ai été très choqué par l'énoncé des faits dont vous vous êtes rendu coupable.
Une chose essentielle et terrible ressort de tout cela : votre attitude révoltante dans cette affaire et votre morgue qui trahissent chez vous une insensibilité à couper le souffle!."  

 

17/04/2015

Olivier Rolin invité par la librairie "Les deux mondes"

 

Samedi après-midi, en présence de Pierre Négrel, libraire, Olivier Rolin rencontrait ses lecteurs pour présenter son dernier livre "Le météorologue" mi-roman mi-biographie, racontant le destin tragique d'Alexei Feodossévitch Vangengheim, directeur du service hydro-météorologique de l'URSS arrêté le 8 janvier 1934 par la police politique soviétique, sans doute après la dénonciation d'un de ses adjoints, et accusé parce qu'il aurait "saboté" le service dont il était le responsable.

 

Olivier Rolin invité par la librairie "Les deux mondes"
Il sera condamné à dix ans de travaux forcés et interné dans un ancien monastère orthodoxe devenu le premier camp du goulag dans l'archipel des Solovki dans la mer Blanche, tout près du cercle polaire. En 1934, il y avait encore une vie intellectuelle à Solovki, et notamment une bibliothèque, mais le temps passant les interdits se multiplient et les conditions d'internement vont progressivement se détériorer. En 1937, commence l'époque de la "grande terreur" organisée par le régime stalinien qui définit un quota de gens à éliminer, région par région. Il y aura des millions de déportés, dont des femmes, et 750 000 exécutés en 16 mois. Alexei Feodossévitch Vangengheim  sera l'une des victimes du régime, il meurt dans une forêt de Carélie, en novembre 1937. Ces exécutions étaient tenues secrètes ainsi que les lieux où elles étaient perpétrées, la femme d'Alexei Feodossévitch Vangengheim n'apprendra officiellement sa mort que 19 ans après son exécution. Il sera alors réhabilité.

"Le météorologue", quatrième de couverture

"Son domaine c'était les nuages. Sur toute l'étendue immense de l'URSS, les avions avaient besoin de ses prévisions pour atterrir, les navires pour se frayer un chemin à travers les glaces, les tracteurs pour labourer les terres noires. Dans la conquête de l'espace commençante, ses instruments sondaient la stratosphère, il rêvait de domestiquer l'énergie des vents et du soleil, il croyait "construire le socialisme", jusqu'au jour de 1934 où il fut arrêté comme "saboteur". A partir de cette date sa vie, celle d'une victime parmi des millions d'autres de la terreur stalinienne, fut une descente aux enfers.
Pendant ses années de camp, et jusqu'à la veille de sa mort atroce, il envoyait à sa toute jeune fille, Eléonora, des dessins, des herbiers, des devinettes. C'est la découverte de cette correspondance adressée à une enfant qu'il ne reverrait pas qui m'a décidé à enquêter sur le destin d'Alexei Feodossévitch Vangengheim, le météorologue. Mais aussi la conviction que ces histoires d'un autre temps, d'un autre pays, ne sont pas lointains comme on pourrait le penser : le triomphe mondial du capitalisme ne s'expliquerait pas sans la fin terrible de l'espérance révolutionnaire." Olivier Rolin - Le Météorologue - Editions du Seuil, collection Fictions et Cie, paru le 11 septembre 2014.

A propos de son livre "Le météorologue", Olivier Rolin déclare ne pas être un admirateur de l'Union Soviétique. Toutefois, il est fasciné depuis son enfance par l'immensité du pays (1/6e de la taille du globe), par le Transibérien, la littérature russe, la langue. A cause de son attirance historique et géographique pour ce pays il s'y rend souvent. C'est au cours d'un passage à Solovki qu'il a entendu parler pour la première fois d'Alexei Feodossévitch Vangengheim, qui pendant son internement au goulag avait envoyé une importante correspondance à sa fille âgée de 4 ans, des dessins, un herbier...
Tout naturellement l'auteur s'est intéressé au destin de cet homme, communiste convaincu, qui dans sa profession était un précurseur qui imaginait la mondialisation de la météorologie et était détenteur d'idées utopiques souvent très belles. De là Olivier Rolin a envisagé l'écriture de ce livre sur le pays de la grande espérance révolutionnaire, avec l'engrenage des purges staliniennes au cours de la fin des années 1930, au travers de cet homme à la destinée hors du commun. Alexei Feodossévitch Vangengheim n'était pas un homme extraordinaire, mais il n'a jamais compris pourquoi il avait été arrêté, condamné et envoyé au goulag. Il a adressé quantité de courriers protestant de son innocence, a réalisé des mosaïques à la gloire de Staline et jusqu'à ses derniers jours a gardé une foi presque religieuse dans le régime.
Olivier Rolin s'est plié à des recherches méticuleuses et rigoureuses. Il cite un ouvrage où il a puisé des renseignements de tout premier ordre "L'ivrogne et la marchande de fleurs - Autopsie d'un meurtre de masse (1937 - 1938)" de Nicolas Werth.
"Le météorologue" mêle l'horreur et la noirceur avec la description du régime stalinien et de ses purges, mais aussi de la fraîcheur et de la poésie avec les correspondances adressées à une toute petite fille. Avec d'un côté une inscription que l'on peut lire sur un charnier de Carélie où ont eu lieu les exécutions : "Hommes ne vous tuez pas les uns les autres!" et de l'autre côté, un herbier, des dessins et des jeux pour apprendre à compter destinés à Eléonora.
Un livre très fort et émouvant, et aussi un témoignage historique d'importance, qu'Olivier Rolin nous a donné envie de découvrir.

Olivier Rolin en quelques lignes

Olivier Rolin est écrivain depuis les années 1980. Il est l'auteur de romans, de récits géographiques et d'essais. Il est diplômé de l'Ecole Normale Supérieure en Lettres et en Philosophie. Il a collaboré pendant un temps, en qualité de journaliste, à "Libération" et au "Nouvel Observateur".
Il a obtenu le prix Femina pour "Port-Soudan" en 1994 et le prix France Culture pour "Tigre en papier" en 2003. Il a signé une dizaine de romans parmi lesquels on peut citer : "Phénomène futur", "L'invention du monde", "Méroé", "Suite à l'hôtel Chrystal", "Un chasseur de lion"..., et le dernier en date "Le météorologue".

Patrick Deville récompensé pour son oeuvre

Samedi soir, un peu avant le gala de clôture du Festival Arte Mare, Patrick Deville se voyait remettre dans la salle des congrès du théâtre, le Prix Ulysse pour l'ensemble de son oeuvre. Sur scène, Patrick Deville était accompagné de François-Michel Durazzo qui menait les débats et de la comédienne Marie-Joséphine Susini (Zouzou) qui a lu plusieurs extraits de "Viva" dernier roman de l'auteur.

 

Bastia : Patrick Deville récompensé pour son œuvre

Viva" est le cinquième livre de la série "Sic Transit Gloria Mundi" (Ainsi passe la gloire du monde) qui en comptera dix. Sont donc déjà parus à ce jour, aux éditions du Seuil dans la collection Fictions & Cie : "Pura Vida, Vie et mort de William Walker", "Equatoria", "Kampuchéa", "Peste et choléra" et "Viva".

François-Michel Durazzo, dans son introduction, faisait remarquer que ce Prix Ulysse était très judicieusement décerné à Patrick Deville qui est un écrivain voyageur à l'oeuvre foisonnante. Ce dernier livre "Viva" conduit le lecteur au Mexique, pays dans lequel s'est rendu Patrick Deville qui marche toujours sur la trace des personnages de ses livres, ici plus particulièrement Trotsky et Malcolm Lowry. Mais l'auteur est aussi allé en Orient, en Afrique, en Amérique Latine à maintes occasions...
Patrick Deville s'est lancé dans la rédaction d'une longue série de livres depuis dix ans. Il définit lui même ses oeuvres comme étant des romans d'aventures sans fiction. Ce sont des romans au point de vue de l'écriture et de la langue. Ces livres ont la particularité de tous débuter en 1860 et de se terminer de nos jours. C'est une sorte de forage littéraire sur un siècle et demi, avec des personnages qui reviennent de livre en livre parfois. On y retrouve beaucoup d'écrivains, de peintres, de scientifiques mais aussi des anonymes. Ces livres interrogent sur l'idée d'utopie, de progrès. Il n'est pas obligatoire de les lire dans leur ordre de parution, car ils sont indépendants les uns des autres.
Patrick Deville travaille à plusieurs de ses livres simultanément.
En ce qui concerne "Viva", les deux personnages principaux sont Trotsky et Malcolm Lowry. D'un côté donc un homme ayant rempli un rôle capital dans la politique, très engagé dans l'histoire son pays, et d'autre part un écrivain, admirateur de Trotsky, qui aurait bien aimé jouer un rôle de premier plan en s'engageant par exemple au côté des républicains pendant la guerre d'Espagne, mais qui ne l'a pas fait car il a été occupé pendant des années à écrire son chef d'oeuvre, lu et apprécié dans le monde entier "Au-dessous du volcan".
Trotsky est quant à lui devenu un personnage mythique à cause de son assassinat le 21 août 1940, à Mexico, d'un coup de piolet à l'arrière du crâne. Sa maison-musée du quartier de Coyoacàn restera inchangée après sa mort témoignant de l'existence de cet homme politique et révolutionnaire en exil.
Ces livres de Patrick Deville tendent à démontrer qu'au delà des échecs, des batailles, des morts, ce qui subsiste c'est l'œuvre!

Quatrième de couverture 
"En brefs chapitres qui fourmillent d'anecdotes, de faits historiques et de rencontres ou de coïncidences, Patrick Deville peint la fresque de l'extraordinaire bouillonnement révolutionnaire dont le Mexique et quelques-unes de ses villes (la capitale, mais aussi Tampico et Cuernavaca) seront le chaudron dans les années 1930.
Les deux figures majeures du roman sont Trotsky, qui poursuit là-bas sa longue fuite et y organise la riposte au procès de Moscou tout en fondant la IVe Internationale, et Malcolm Lowry, qui ébranle l'univers littéraire avec son vertigineux "Au-dessous du volcan". Le second admire le premier; une révolution politique et mondiale, ça impressionne. Mais Trotsky est lui aussi un grand écrivain, qui aurait pu transformer le monde des lettres si une mission plus vaste ne l'avait pas requis.
On croise Frida Kahlo, Diego Rivera, Tina Modotti, l'énigmatique B. Traven aux innombrables identités, ou encore André Breton et Antonin Artaud en quête des Tarahumaras. Une sorte de formidable danse macabre où le génie conduit chacun à son tombeau. C'est tellement mieux que de renoncer à ses rêves."

Deux extraits lu par Marie-Joséphine Susini :
TROTSKY , "De Tampico à Mexico"
"Au bas de l'échelle de coupée du Ruth, pétrolier norvégien sur lest, on remet au proscrit Trotsky le petit pistolet automatique confisqué à l'embarquement trois semaines plus tôt. Celui qui a commandé l'une des armées les plus considérables du monde glisse dans une poche tout ce qui reste de sa puissance de feu. C'est un homme d'âge mur, cinquante-sept ans, les cheveux blancs en bataille, à son côté sa femme aux cheveux gris, Natalia Ivanovna Sedova. Ils sont pâles, éblouis par le soleil après la pénombre de la cabine. On voit sur une photographie Trotsky se coiffer d'une casquette de golf blanche et peu martiale. Sur le quai, les accueillent un général en grand uniforme et quelques soldats, une jeune femme aux cheveux noirs tressés montés en chignon. On les accompagne vers la gare de Tampico."

LOWRY, "L'ennemi de la classe débarque à Acapulco"
"Et pour lui les choses ne vont pas très fort non plus côté couple. Il vient de quitter Hollywood où il a cherché en vain un petit contrat de scénariste. Jan et Lowry débarquent du paquebot Pensylvania au milieu d'un grand nuage de papillons jaunes qui tourbillonne sur les eaux bleues du Pacifique. Ils entrent en baie d'Acapulco le premier novembre, el Dia de Todos los Santos, ou peut-être le deux, el Dia de los Difuntos, traversent le port parmi les cérémonies funèbres et les musiques joyeuses, les pétards, les tambours et les fumigènes rouges et verts et blancs. Les deux gringos dont les bagages sont constellés d'étiquettes se dirigent vers l'hôtel Miramar. Les hauts talons des escarpins rouges se tordent aux ornières. Jan, dont il fera Yvonne dans le Volcan, est de "ces femmes d'Amérique à l'agilité gracieuse dans l'allure, au visage clair et radieux d'enfant sous leur hâle, au grain fin de la peau luisant d'une lumière satinée."
Lowry a vingt-sept ans, un physique de boxeur, les doigts trop courts pour atteindre l'octave au piano comme à l'ukulélé. Il vient de subir sa première cure de désintoxication alcoolique."


A noter que la comédienne Marie-Joséphine Susini (Zouzou) donnera la représentation de son spectacle "Gelsomina" le samedi 13 décembre 2014 à 22 heures au Tavagna Club de Talasani.